A mon mari, à mes deux enfants
Huile sur
toile 73 x 54 cm
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Au fil du temps, j'ai constaté que la plupart des gens ont peur
de leurs sentiments. Nous vivons une époque où l'intellect
prime sur le sensoriel et l'émotionnel. Personnellement je n'ai
aucune honte à laisser des larmes couler grâce à une
image ou un son qui peut me faire vibrer de l'intérieur.
Lorsque j'ai mis au monde chacun de mes enfants, mon mari a pleuré
devant ma douleur et cet instant magique d'union si forte que crée
une naissance.
Je l'ai adoré, cet être formidable qui partageait avec moi
cette émotion de soulagement. Merci mon amour d'être resté
à mes côtés.
Porter un enfant, c'est grandir ; c'est vaincre des
peurs, penser très fort à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui
ne nous apporte rien de matériel, que l'on ne voit pas, que l'on
imagine et que l'on connaît de l'intérieur, mais un intérieur
que l'on a oublié.
Revenir aux Sources de son Être, prendre le temps de carresser son
ventre, de communiquer à son bébé son bonheur, partager
avec lui ses craintes et finir par se rassurer ensemble, créer
des liens si forts, que toute notre vie durant, sans y réfléchir,
nous vivons spontanément une vie commune de complicité dans
les joies comme dans les peines.
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